l-être-et-la-poule

Poule 1

Une sorte de peuple vivait sans entrain au fond d'un pays chaud aux contours mous. Rien au monde ne leur était tout à fait insupportable, ni tout à fait commode non plus. La nonchalance de chacun n'ayant d'égal que la mollesse de tous, ils s'arrangeaient des choses sans que la vie leur dise jamais trop rien.

Leurs mœurs était aussi irrégulières que le vent de ce pays aux horizons vagues. La plupart du temps ils vivaient sans se poser de questions et avançaient dans des directions improbables, parfois à la recherche de nourriture, parfois d'autres choses qu'ils oubliaient en route. Il arrivait qu'en allant chercher de la nourriture, ils finissent par jouer de la musique et qu'en commençant à jouer de la musique, ils finissent par danser et qu'en commençant à danser, ils finissent par tomber sur le sol, ivres, exténués, passant la nuit sans se soucier de leur faim jusqu'au lendemain matin où, dépourvus de tout souvenir et tiraillés par l'urgence d'un repas, ils abandonnaient le projet d'aller chercher de la nourriture en suivant un plan, même vague, et empruntaient la voie la plus courte vers la satisfaction, sans prendre garde à ne tuer ni voler personne, ici ou ailleurs.

Comme leur force n'était pas la mémoire et qu'ils oubliaient plus ou moins avec qui et pourquoi ils avaient décidé quelque chose la veille, ils pouvaient très bien frapper d'une grosse pierre ceux avec qui ils avaient dansé toute la nuit afin de les voler ou d'attirer des animaux qui voudraient manger leurs dépouilles, afin de frapper à leur tour ces animaux au moyen d'une grosse pierre et de les manger, parfois sans les faire cuire. Le pays n'étant ni chaud ni froid, on trouvait la plupart du temps de quoi manger à sa faim. On ne s'assassinait donc pas très souvent, quoi que cela ne fût jamais très important aux yeux de gens qui ne se souvenaient qu'à moitié de tout sans jamais s'extasier de rien.

On ne pouvait pas dire qu'ils étaient tout à fait nomades, car ils se déplaçaient en formant des sortes de grandes cercles autour du lieu où ils pensaient vaguement qu'il ne faisait ni trop chaud ni trop froid. On ne pouvait pas dire non plus qu'ils avaient des maisons, car ils ne se couchaient jamais au même endroit ou, s'ils le faisaient, c'était par hasard. De plus, leurs habitations étaient dépourvues de toits ainsi que de murs qui eussent soutenu à la fois la toiture et les fenêtres sur les rebords desquelles ils auraient disposé de gentilles fleurs appartenant à différentes variétés, fleurs qui eussent balancé dans le vent de ce pays et ajouté une couleur spécifique au paysage. Leurs maisons étaient si peu tout cela qu'ils couchaient le plus souvent à même le sol en écrasant indifféremment toutes les espèces de fleur et sans même en parler.

Ces gens n'étaient pas très bavards, ni quant aux variétés de fleurs ni quant à celles des grosses pierres, mais ils aimaient un peu chanter, faire de la musique et danser, en tapant sur ce qu'ils trouvaient pour ce qui relève de la musique, en poussant leur voix au maximum d'intensité pour l'exercice du chant et en tournant sur eux- mêmes chacun dans son coin pour tout ce qui concerne la danse. Tout cela ne leur faisait pas non plus un effet extraordinaire, pas plus que la naissance d'un semblable, qu'ils découvraient aux pieds de ce qui, du coup, se révélait être une femme. Confusément, on faisait le rapprochement entre la venue au jour et la possibilité qu'un coït, le plus souvent consécutif à la danse, eût suffisamment mal tourné et eût blessé une personne de façon si profonde qu'elle mît bas. Mais, comme d'une danse à l'autre, personne ne se souvenait tout à fait des subtiles différences entre les orifices que chacun pouvait posséder, dans tous les sens du terme, l'être qui était donc une femme devenait durant sa grossesse le sujet d'une grande incompréhension car il ne dansait plus, et tirait une gueule longue comme ça. On laissait donc ces êtres partir dans leur coin avec leur maladie jusqu'à temps qu'ils en aient fini de se souvenir constamment de l'existence de leur maladie et retrouvent leur raison. Parfois ils déraisonnaient si longtemps qu'on ne les revoyait plus jamais, quoique personne ne se fût jamais rendu compte d'un retour, vu qu'on avait oublié le départ et aussi que cette personne ait pu être un jour une femme.

Si, par exemple, on avait envoyé auprès de ce peuple des experts et des consultants dans le domaine de la différenciation pure et simple, on aurait pu constater que le retour d'un chameau était plus important que celui d'un être convalescent d'avoir été une femme. Le chameau était un animal qui, pour eux, avait quelque valeur d'un jour sur l'autre. Et bien qu'on ne se rappelât pas tellement comment on nommait autrui ou soi- même, on connaissait en revanche avec une certaine précision l'aspect et les caractéristiques des chameaux avec lesquels on traînait. Les chameaux se ressemblaient certes tous, sans non plus être toujours les mêmes, et on se souvenait bien de leur existence, sans qu'on sache pourquoi ils étaient toujours là, ni pourquoi on restait avec eux, étant donnée leur épouvantable odeur. On leur trouvait simplement une bonne tête. C'était d'autant plus vrai que lorsqu'on se trouvait nez à nez avec un semblable assassiné ou mort d'une manière ou d'une autre, on le trouvait si proche du chameau, pour l'aspect comme pour l'odeur, qu'on attachait le cadavre sur un chameau. En pareille situation, le chameau, joignant l'utile à l'agréable, s'en allait jusqu'à la mer pour se laver de cette encombrante dépouille et boire un coup.

Peu après le passage d'une comète dont personne ne se souvînt bien qu'elle ait failli brûler durablement l'ensemble des variétés de petites fleurs ainsi que ce peuple brumeux, il y eut quelques bouleversements dans les mœurs. Des individus qui s'étaient révélés être des femmes revinrent de leur exil animés d'intentions changées : ils semblaient ne pas être tout à fait guéris, sans être malades non plus. Des troubles de la mémoire étaient apparus et ils avaient désormais la faculté de se souvenir de leur maladie, d'en faire état à tout moment et à n'importe quel propos, ou de rester plusieurs jours ensemble à palabrer. Vint le jour où ils furent si nombreux à se comporter de cette manière qu'ils souhaitèrent que d'eux on dise désormais « elles ». Comme du côté de ceux qui n'étaient pas elles il n'existait aucune forme de continuité dans la pensée, il ne put y avoir aucune sorte d'opposition à ce nouvel état des choses. L'opposition, pourtant, vint par la force, quand ceux qui étaient désormais elles, décidèrent que cela suffisait comme ça.

  • Qu'est ce qui suffit comme ça ? demandaient- ils .
  • Tout, répondaient-elles.
  • Qu'est-ce qui ne suffit pas comme c'est ?
  • Rien, répondaient-elles.

Un certain nombre d'entre eux devenus elles reçurent de gros cailloux sur la tête, mais elles étaient devenues si étrangement nombreuses, pour ainsi dire la moitié du troupeau, que l'usage du caillou devenait plus fatigant qu'attendre que passe la maladie.

Bientôt elles demandèrent pérenne demeure et correcte sépulture pour une chose qu'elle nommèrent « avenir », ce qui fit trois idées à comprendre d'un seul coup. Ceux d'entre ces gens qui ne voyaient pas la différence entre « il » et « elle » furent pris d'un tel désarroi qu'ils se jetèrent eux-mêmes de gros cailloux sur la tête et en périrent, pour la plupart. Il ne resta donc plus que deux genres.

Ce peuple dut affronter par la suite des difficultés que jamais il n'avait expérimentées. Les êtres du genre qui voulait être appelé elles sommèrent les êtres, qui étaient devenus par conséquent du genre à ne plus jamais se laisser appeler elle, de garder en mémoire tout ce qui les concernait et en plus de cela que tout se passe à l'intérieur d'un espace où tout ce qui comptait devait se trouver, afin que le séjour soit sûr et que le coït porte fruit certain. Cela, les nommés ils, furent tentés de ne pas l'accepter, et tinrent donc une réunion secrète pour l'éviter. De quoi voudrait- on qu'on se souvienne si nous ne nous souvenons effectivement de rien ? Pourquoi nous mettre en un endroit avec elles si rien ne nous empêche d'aller ailleurs ? C'est quoi la différence entre le ciel et non ciel, si nous sommes là ? Telle était la nature de leurs interrogations, formulées au prix de souffrances intenses localisées dans le crâne.

Ceux qui étaient elles ne s'attendaient pas à des questions pareilles et furent plongées dans l'embarras à leur tour. En effet, conclurent-elles, il ne saurait y avoir de demeure avec cette bande de demeurés et il faut donc qu'ils apprennent à se souvenir mieux. Croyant bien faire, elles demandèrent à quelques éléments un peu moins oublieux que la moyenne de bâtir une demeure en essayant de se souvenir de quelque chose qui allait venir. Pour cela, il fallait prendre exemple sur elles, qui maintenant se souvenaient d'un être qui allait venir en elles au point de se sentir elles- mêmes devenues des demeures. Le temps était loin désormais où l'on trouvait un nouveau semblable à ses pieds en se demandant ce que c'était.

La maison témoin qu'ils construisirent se révéla totalement impossible. Des murs obliques penchaient dangereusement sous un toit inégal tandis qu'à l'intérieur sifflaient les courants d'air. Ces défauts de construction provenaient de ce que les ouvriers oubliaient ce qu'ils étaient en train de faire tout en le faisant. Ceux qui étaient elles virent cependant que tous n'oubliaient pas qu'ils étaient des ils et par conséquent des ouvriers, ce qui constituait déjà un progrès. Mais tout cela n'était quand même pas terrible. Et plus celles qui avaient été ils se mettaient à part et donnaient le jour à des semblables, plus leur faculté de se souvenir augmentait l'inconvénient de vivre avec des géniteurs aussi bas de plafond que mauvais bâtisseurs. On se souvint alors que, jadis, une femme était partie plus loin, plus longtemps que les autres. Elle semblait vouloir rester depuis à l'écart du troupeau et on pensait qu'elle n'avait jamais donné le jour. On la croisait sur le chemin de la mer quand on allait aux réunions féministes. Comme on pensait qu'elle était un peu dérangée, on lui supposa des pouvoirs de conviction et on la fit venir pour parler aux autres.

On fit savoir qu'il fallait se trouver à un certain endroit à un certain moment, sinon il n'y aurait plus ni danses ni fêtes. Ainsi réunis par la peur que seuls les orifices mâles fussent disponibles désormais, ce qui donnait une idée plus claire à la fois de l'avenir et de l'anatomie, ils se tinrent en cercles serrés l'un contre l'autre afin de donner toute satisfaction. L'étrangère souleva de la poussière et dit, en prenant à partie une comparse de connivence :

  • Pauvres andouilles ! N'est-il pas vrai qu'avant qu'il y ait des femmes, vous restiez ensembles plutôt que d'aller par exemple avec les chameaux ?
  • Oui, dit l'autre, en secouant largement la tête, cela est vrai.
  • N'est il pas vrai que vous n'êtes pas si têtes de linottes, puisque vous vous reconnaissiez quand même un peu ?
  • Oui, cela est vrai.
  • Alors n'est-elle pas folle cette façon de ne pas vouloir bâtir ici notre temple, afin que nous vivions dans le souvenir de nos enfants qui viennent et de ne pas construire également la sépulture qui nous renforce dans ce souvenir, plutôt que confier cela à un chameau errant ?
  • Ben ouais, ben ouais, c'est bizarre.
  • Si vous ne voulez pas savoir, alors en vérité je vous le dis : c'est donc que vous connaissez la vérité cachée.
  • Bon alors dans ce cas, tu pourrais par exemple nous la dire.
  • Oui, je l'affirme, il y a bien plus entre vous qu'une différence avec le chameau et d'autres espèces de faible importance, il y a une ressemblance que vous voudriez oublier, ah malheur, ah misère, une ressemblance avec des semblables qui étaient de nos fêtes, une ressemblance qui nous unit et nous déchire, ah, tristes êtres, âmes maudites, vous en souvient-il ?
    Maintenant que tu le dis, je crois que cela me
    revient, en effet.
  • Oui ! Vous les voyez maintenant, ces faces de barbus étranges dont le corps se tenait en érection, ceux-là mêmes qu'un à un vous avez occis !

A ces mots elle se laissa choir, se roula par terre puis, comme elle se relevait, ajouta qu'il fallait sceller maintenant le deuil et que le temple enfin fût construit. Malheureusement, cela n'eut aucun effet sur les hommes qui, entre temps, avaient eu des vertiges localisés au niveau du crâne et s'étaient dispersés. Alors on fit venir une femme encore plus laide et si bonne à rien qu'elle avait pris l'habitude de noter des histoires inventées en grattant le sable d'une certaine manière. Quand elle avait fini, elle urinait sur le sable et comme elle avait bu d'une substance secrète, le vent n'avait plus prise sur ce qui était dessiné au sol. Ce procédé lui permettait de se souvenir plusieurs fois sans se tromper. On empêcha les fêtes et les danses pendant une longue période afin d'obtenir un auditoire attentif.

Seulement, il y avait un problème. Pendant toute une journée de ce théâtre, il ne fut question que de grands barbus et d'exterminations, l'ensemble empêtré dans des descriptions de poils de chameau qui plongeaient l'oratrice dans un état si spécial que le public en était effrayé. On fit comprendre à l'oratrice qu'on attendait d'elle des histoires sérieuses, c'est-à-dire mêlant la légèreté et l'astuce, où chacun puisse s'identifier facilement et vibrer à la découverte de cette communion imaginaire. Au lieu de quoi elle ressassait la même histoire inefficace de barbus exterminés et de chameau malodorant, et en plus de cela on se fichait pas mal d'un fondement historique qu'elle pouvait bien avoir inventé aussi, dans sa scélératesse.

De tout cela, personne n'était satisfait, et elle fut renvoyée à son lieu d'aisance.

Des années passèrent sans qu'aucune femme ne parvint à garder auprès d'elle un seul ouvrier qui fût aussi un géniteur aux mœurs régulières. Le hasard des rencontres et la confusion des orifices faisait toujours naître quelques enfants et aucun climat hostile, famine ou maladie n'empêchaient ces enfants, tout oublieux qu'ils fussent, de croître et de se fortifier. Pour autant, cette situation leur paraissait indigne.

Un jour, cependant, elles assistèrent pour la première fois au retour d'un chameau mortuaire qui n'avait pas largué son cadavre dans la mer. Ce fut le début d'un grande révolution. Il arriva tout écumant de sueur et animé, comme elles le devinèrent à ses traits tirés et ses yeux fous, d'une peur immense. Elles lui jetèrent des pierres afin qu'il retourne à son œuvre et cesse d'incommoder le monde avec son faciès et ses odeurs, mais il revenait, toujours plus faible et tremblant. La même aventure se reproduisit avec un autre chameau et d'autres encore, si bien qu'on ne parvenait plus à se débarrasser des morts, qui formaient un tas. Les femmes refusaient d'enterrer qui que ce soit en raison de leur nature révélée, et les hommes persistaient à oublier la manière de faire. La situation devenait à ce point intolérable que deux femmes particulièrement militantes se décidèrent à suivre un chameau fossoyeur le plus longtemps possible, tout en gardant le nez bouché. Comme le convoi nonchalant passait près d'une montagne désertique dont on ne savait rien, le chameau s'arrêta net au milieu du chemin et fut pris de tremblements. Venait en effet de surgir de derrière un rocher un oiseau roux qui, par ses manières vives et son insistance à barrer le passage, provoquait chez les unes comme chez l'autre la stupeur. Bientôt, ce qui se révéla être une poule, fut suivi dans son attitude menaçante par un peuple entier de volailles aux regards acérés et aux mouvements martiaux. Au premier « cot » de sommation, le chameau détala et les deux femmes s'agenouillèrent, à moitié conquises par ces mœurs si pures et hypnotisées tout à fait.

L'invasion des poules fit régner un tel climat de tension dans la communauté que les femmes eurent pour seule consolation de voir les mœurs mâles aller dans le sens de la constance, du sérieux et de la régularité car, pour le reste, cet homme nouveau devait exercer sa constance conformément aux plans des poules plutôt qu'aux leurs. Les poules prirent rapidement le pouvoir et, tout en acceptant que les hommes soient contraints par leurs femmes de donner correcte sépulture aux morts et logis certain aux enfants, elles exigèrent que fût bâti pour elles un grand complexe de loisirs où tout l'agrément possible devait se rencontrer de la manière la plus harmonieuse : on vit donc se construire dans une morne vallée un enchevêtrement savant de bâtisses à perchoir climatisés, assortis de toboggans musicaux où la poule de luxe pouvait glisser voluptueusement jusqu'à des piscines artificiellement chauffées et animées de spectacles de danse, de jongleries diverses, bordées de distributeurs de cocktails savants et de sucreries fluorescentes que chacun pouvait picorer en ne pensant absolument à rien.

Cet état des choses dura bien longtemps. Les quadrupèdes devinrent ainsi les éternels obligés des poules et, bien que leurs compétences intellectuelles se soient améliorées au contact quotidien des volailles, leur condition ancillaire transmise de génération en génération s'accompagna d'une forme spécifique d'aboulie produisant, au fur et à mesure de cette déprime congénitale, un lent avachissement des corps. Ils allaient et venaient sans plus guère faire usage de leur queue autrefois puissante et elle traînait désormais derrière eux tel un organe mort. Leur écailles auparavant luisantes et souples étaient à présent ternes et raides. Leur long cou, si utile pour attraper les branchages, s'était empâté et ne servait plus guère qu'à pousser leur tête à même le sol. Les griffes ne servant plus non plus, elles tombaient fréquemment, tout comme leurs grandes dents qui pourrissaient et se cariaient. Ils finirent donc par ressembler de loin à des chameaux neurasthéniques qui auraient eu constamment peur de se cogner. De près, il fallait bien avouer qu'ils ne ressemblaient plus à rien. Et lorsque les poules s'avisèrent d'une inquiétante baisse de la fécondité chez leurs dinosaures, il était malheureusement trop tard.

En effet, une nouvelle comète, d'environ quatorze kilomètres de long cette fois, s'abattit violemment sur la terre et provoqua l'extinction des dinosaures. Quelques riches poules survécurent dans des bunkers qu'elles avaient eu l'astuce de se faire construire, ainsi qu'une poignée de barbus prognathes qui s'étaient réfugiés dans des grottes.

On rapporte qu'un adolescent mal dans sa peau et prénommé Jésus connut plus tard des illuminations particulières après qu'une poule antique lui eut fait de l'œil. On dit que le fruit de cet amour fut riche en temples, en trônes et en dominations, qu'ils étaient faits de toboggans musicaux qui glissent vers d'idéales piscines animées de spectacles de danse, de jongleries diverses, bordées de distributeurs de cocktails savants et de sucreries fluorescentes qui, en collant aux dents, permettent de mâchouiller comme cela, les yeux dans le vague, sans penser à rien.

A SUIVRE

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