La chute de la maison Upstein
Je comprends que des millions et des millions de gens lisent le journal à la recherche d'explications sur la chute de la maison Upstein.
Je ne suis certes pas expert en phynance et en petites filles mais je vois bien que si l'amour est la seule chose au monde qu'on ne peut pas acheter, alors il va de soit que c'est la seule chose que les gens de pouvoir et de fric vont donc vouloir acheter. De surcroit l'amour des petites filles doit sûrement être la cerise sur le seul gâteau dans lequel même avec un milliard, on n'a pas le droit de planter ses petites canines plaquées or. En quoi je suis bien d'accord. Cette infamie. Mais donc, il n'y a pas besoin de savoir si oui ou non la maison close rutilante au milieu du village, sise à côté de l'église, a été financée par la quête à la fin du sermon du vieux curé ou pas plutôt par une longue liste d' hypocrites à rouflaquettes, car il suffit de la regarder, la tôle, pour le savoir. Donc qu'un type issu de pas grand chose devienne richissime en ne faisant qu'échanger des adresses désigne un proxénète de niveau luxueux sans doute, mais sinon, juste un proxénète. Ce qui n'est donc pas tout à fait compréhensible c'est pourquoi on pense généralement que la notoriété devrait se distinguer nécessairement de la bassesse. Si l'on est américain j'imagine que cela revient à rompre cette mythologie de la réussite matérielle comme étant vertueuse par elle même, soit une affaire déjà sérieusement entâmée depuis un demi siècle, mais pour les autres ? ceux qui se souviennent et des papes et du reste, au nom de quoi être surpris ? En dehors du goût légèrement deplacé pour les histoires dégueulasses, aucune autre raison velue ne pousse probablement sous ce soleil.